La nouvelle est tombée lundi : Jean Todt a démissionné de son poste de directeur général de Ferrari, avec effet immédiat, tout en conservant sa place au conseil d’administration de la marque au cheval cabré.
La prise de recul du français a donc été progressive, bien qu’accélérée ces derniers temps. Moins présent au sein de l’équipe de course en 2007 qu’auparavant, Jean Todt a passé le relais à Stefano Domenicali pour ce qui est de la gestion de l’équipe F1 au début de l’année. Cette soudaine démission de son poste de directeur général était assez inattendue du public, même si elle était en interne connue depuis bien longtemps. "Depuis mercredi, je suis devenu conseiller spécial du président de Ferrari, Luca di Montezemolo, un poste que je vais conserver entre 1 et 3 ans, déclare Jean Todt, je l’avais prévenu en 2004 déjà de ma volonté d’arrêter en mars 2008, mais je n’en avais parlé à personne. Aujourd’hui, ce jour est arrivé. Même si mon nouveau rôle de conseiller m’occupera à 50%, j’aurai l’autre moitié de ma vie pour me consacrer à d’autre projets".
Les spéculations autour de ces nouveaux projets vont bon train, d’autant que le français, 62 ans, n’envisage pas la retraite... Mais affirme ne pas être précisément fixé sur la nature de ces fameux projets. Il semble qu’il veuille simplement disposer de plus de temps pour lui même après avoir donné "quatorze heures par jour" a Ferrari pendant près de quinze ans, et rejette la rumeur voulant qu’il rachète Toro Rosso, "mise en vente" par ses propriétaires cette semaine. Il affirme également que le fait d’être employé offre plus de liberté que lorsqu’on est propriétaire de sa propre société : pas de "Todt Grand Prix" en vue a priori donc, enfin pas avec Jean en tous cas...
Présent dans le paddock, en tenue civile, Jean Todt prend volontairement et très nettement ses distances avec l’équipe, pour ne pas la perturber : "Je dois rester très prudent par rapport à l’équipe actuelle. Le fait que je vienne ici, une semaine après la course difficile d’Australie, ne doit pas causer le moindre malentendu. C’est très simple : je ne suis plus du tout impliqué. Mais souvent, les gens refusent les histoires simples et s’ingénient à les compliquer".
Michael Schumacher ambassadeur et conseiller spécial de Ferrari, Jean Todt conseiller spécial de Luca di Montezemolo, Ross Brawn parti vers d’autres horizons... La page "Dream Team" du début de la décennie est donc définitivement tournée, ou en passe de l’être. À Ferrari et à sa Scuderia de poursuivre de la meilleure manière qui soit la mue entamée en 2007...
(d’après F1-live)