Après des essais libres très encourageants et des qualifications réussies, avec une première ligne tout de rouge vêtue (Massa en pole suivi de Raïkkönen), la Scuderia Ferrari voulait définitivement faire oublier en course le médiocre résultat du Grand Prix d’ouverture à Melbourne.
Dès le départ, il y a Ferrari... et les autres
Le départ de la course est donné sous une chaleur insoutenable : plus de 40°C sur la piste, une trentaine de degrés Celsius dans l’air, et plus de 70% d’humidité, les organismes sont déjà à rude épreuve. Les Ferrari partent en pneus durs, tout comme Kubica, mais au contraire de Trulli et des McLaren. Massa s’élance correctement depuis sa pole position, mais c’est Kimi Raïkkönen qui réalise le meilleur envol, contraignant le jeune brésilien à le tasser contre le muret des stands afin de protéger sa place. Le Champion du Monde finlandais n’insiste pas trop pour ne pas commettre d’impair, et se place dans les échappements de Massa dans le premeir virage. Derrière, Hamilton et Kovalainen prennent un bon départ, et se placent d’emblée dans les points. Heidfeld et Trulli chahutent quelque peu, le premeir en fera les frais.
Les Ferrari s’échappent : Massa est entre 1"5 et 2" devant son coéquipier. Kubica est solide troisième.
Massa commet l’impensable !
Dès le seizième tour, Massa, le leader, rentre aux stands. Il poursuit en pneus durs, imité au tour suivant par Raïkkönen. Seulement voilà : Kimi a signé une série de trois tours ultra rapides qui lui permet de passer son équipier à l’issue de son ravitaillement ! Les Ferrari étaient donc plutôt légères en essence. Au dix-neuvième tour, Hamilton s’arrête aux stands. Un problème lors du changement de sa roue avant gauche lui fait perdre dix secondes environ, il repart derrière Webber à la onzième place. Kovalainen puis Kubica ravitaillent à leur tour. Raïkkönen creuse l’écart sur Massa avec près de quatre secondes d’avance, mais les deux Rossa sont sur une autre planète. Kimi mène donc, devant Massa, Kubica, Kovalainen, Trulli, Webber, Hamilton et Heidfeld à l’issue de la première salve de pit-stops. La course se déroule sans encombre jusqu’au trentième tour : Massa part tout seul en tête-à-queue au virage 6 : ses roues arrières sont dans les graviers, il ne peut repartir. C’est le deuxième abandon pour le brésilien en deux courses, alors que rien n’était perdu pour la victoire et que le podium était quasiment acquis. Deuxième erreur de pilotage lourde de conséquences en deux courses également. Il va lui falloir sérieusement se reprendre et marquer de gros points s’il veut rester dans la course au titre.
La suite ? Rien à signaler !
Cet événement sera le dernier rebondissement de la course. Raïkkönen, Webber, Trulli, Heidfeld et Alonso, Kubica, Hamilton et Coulthard et finalement Kovalainen ravitaillent entre le trente-huitième et le quarante-quatrième tour. L’ordre des huits premiers ne changera plus, malgré la pression mise respectivement par Hamilton sur Trulli et par Alonso sur Webber : Kimi, (loin) devant Kubica, Kovalainen, Trulli, Hamilton, Heidfeld, Webber et Alonso.
Kimi Raïkkönen remporte donc sa seizième victoire, la première de la saison 2008 pour lui et pour Ferrari, cinq ans après sa toute première victoire sur ce même tracé. Kubica et Kovalainen réalisent le deuxième podium de leurs carrières respectives ; il s’agit pour le Polonais de son meilleur résultat en course. Pour le finlandais, c’est son premier podium avec sa nouvelle écurie. A signaler que Nick Heidfeld a signé le meilleur tour en course dans l’avant-dernière boucle.