Massa s’impose à Barheïn, comme en 2007, et éclaircit son début de saison particulièrement austère. Derrière, Kimi Raïkkönen a réalisé une course solide, pendant que BMW a montré les crocs et McLaren a mordu la poussière...
Ferrari confirme le potentiel entrevu à Sepang
On avait vu en Malaisie une F2008 particulièrement à l’aise, force est de constater que le tracé de Barheïn lui convenait tout autant. Aucune monoplace n’a été en mesure de réellement inquiéter la Rossa à la régulière, même si Kubica a signé la pole, et si le meilleur tour en course ne lui est pas revenu. En fin de course, les BMW et la McLaren de Kovalainen affichaient un très bon rythme en pneus durs, mais il y a fort à parier que Massa et Raïkkönen assuraient. En tous cas, excepté durant les dernières boucles, l’écart entre Raïkkönen et Kubica a oscillé entre trois et sept secondes ce qui, sans être réellement un gouffre, est assez significatif de l’état de forme de la F2008.
Un Massa taille patron met Raïkkönen sous l’éteignoir
Après deux premières courses bien décevantes, il fallait impérativement à Felipe Massa une victoire pour revenir dans la course au titre et pour se rassurer psychologiquement. C’est chose faite, et avec la manière en plus : il a été intouchable tout au long du weekend, a l’exception de samedi après-midi où il laisse échapper la pole position pour quelques millièmes. L’année dernière déjà ce tracé lui avait bien réussi et avait ouvert une série de plusieurs bonnes courses. Face à lui, Raïkkönen réussit une prestation solide, même s’il a apparemment souffert de problèmes d’équilibre tout au long du weekend. Mais même s’il a été clairement en retrait par rapport à son équipier, le champion du monde en titre n’a pas non plus été mis à pied, se situant toujours entre trois et quatre secondes derrière le brésilien. Il réalise LA bonne opération du weekend, puisque Hamilton ne termine pas dans les points, et Heidfeld reste au pied du podium.
BMW en forme, McLaren en retrait, et Renault nulle part
Du côté de Woking, c’est un peu la soupe à la grimace. Les "flèches d’argent" n’ont jamais été dans le rythme, et Hamilton a manqué clairement son départ. Mais même sans cela, les McLaren auraient de toute façon subi la loi des BMW, qui n’ont eu aucun mal à en disposer dans les premiers tours. Un peu à l’image de ce qui s’est produit en Malaisie, il semble que les monoplaces d’Hinwill aient pris doucement l’ascendant sur les McLaren... Attendons toutefois Barcelone pour être fixés. Il est en tous cas très clair que les autres équipes sont réduites à ramasser les miettes, et à ce petit jeu c’est une fois de plus Trulli et sa Toyota qui se montrent les plus efficaces : profitant des déconvenues d’Hamilton, il se classe sixième, et "premier des autres". Webber campe un intéressant septième homme, tandis que Rosberg ramène sa Williams là où elle se situe vraisemblablement en termes de performances. Alonso et Renault errent quant à eux entre deux eaux : assez loin des points, mais pas complètement dans la deuxième moitié de peloton non plus, la R28 doit arborer d’importantes nouveautés à Barcelone... Comme les autres, normalement. Gageons que sous le casque du pilote d’Oviedo, ça bout d’impatience... De quoi raviver déjà les rumeurs de transferts en fin de saison...
Kimi devant, Ferrari aux aguets : le classement des championnats
Championnat pilotes
1. K. Räikkönen 19 ;
2. N. Heidfeld 16 ;
3. L. Hamilton 14 ;
4. R. Kubica 14 ;
5. H. Kovalainen 14 ;
6. F. Massa 10 ;
7. J. Trulli 8 ;
8. N. Rosberg 7 ;
9. F. Alonso 6 ;
10. M. Webber 4 ;
11. K. Nakajima 3 ;
12. S. Bourdais 2 ;
13. D. Coulthard 0 ;
14. T. Glock ;
15. J. Button ;
16. S. Vettel ;
17. R. Barrichello ;
18. N. Piquet jr. ;
19. G. Fisichella ;
20. A. Davidson ;
21. T. Sato ;
22. A. Sutil.
Championnat Constructeurs
1. BMW 30 ;
2. Ferrari 29 ;
3. McLaren 28 ;
4. Williams 10 ;
5. Toyota 8 ;
6. Renault 6 ;
7. Red Bull 4 ;
8. Toro Rosso 2 ;
9. Honda 0 ;
10. Force India ;
11. Super Aguri.